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Réforme du Code des douanes de l'Union : ce qui change

Publié le Mis à jour le Par Miguel NICOLAS

Si vous pensez que la réforme du Code des douanes de l'Union ne concerne que les plateformes de e-commerce et la fin de la franchise des 150 €, vous passez à côté de l'essentiel. Le texte ne se contente pas d'encadrer les petits colis : il redéfinit ce que signifie, pour n'importe quel importateur, être en règle vis-à-vis de la douane. La déclaration ponctuelle par expédition cède la place à une exigence de qualité continue de vos données produit — un changement de philosophie qui vous concerne, marketplace ou pas. Article mis à jour le 10 octobre 2026, après la publication du règlement au Journal officiel de l'Union européenne.

1. CDU et Code des douanes national : ne pas confondre deux réformes

Deux réformes douanières coexistent en 2026, à des niveaux différents, et la confusion entre les deux est fréquente.

Le Code des douanes national français, recodifié à droit constant par l'ordonnance n° 2026-265 et entré en vigueur le 1ᵉʳ mai 2026, regroupe les pouvoirs de contrôle, les procédures et les sanctions propres à l'administration française — sujet déjà traité dans notre guide sur le classement tarifaire et les contrôles Delta.

Le Code des douanes de l'Union (CDU) fixe quant à lui le droit douanier commun aux 27 États membres : classement, valeur en douane, origine, régimes douaniers. Il est désormais établi par le règlement (UE) 2026/2108 du 16 septembre 2026 « établissant le code des douanes de l'Union et l'Autorité douanière de l'Union européenne, et abrogeant le règlement (UE) no 952/2013 ». Cette abrogation ne prend effet qu'à l'issue d'une période d'adaptation de douze mois (considérant 120 ; article 284).

2. Le règlement (UE) 2026/2108 : adoption et calendrier d'application

La procédure législative 2023/0156(COD) est achevée. Le règlement a été adopté le 16 septembre 2026 et publié au Journal officiel de l'Union européenne le 19 septembre 2026 :

Date Étape
17 mai 2023 Proposition de la Commission européenne (COM(2023) 258)
13 mars 2024 Position du Parlement européen en première lecture
26 mars 2026 Accord politique entre le Parlement européen et le Conseil
3 septembre 2026 Position du Conseil en première lecture
16 septembre 2026 Position du Parlement européen ; signature du règlement à Strasbourg
19 septembre 2026 Publication au Journal officiel de l'Union européenne (JO L, 2026/2108)
20 septembre 2026 Entrée en vigueur, le lendemain de la publication

Le calendrier fixé par le règlement. L'application est échelonnée. Les dates ci-dessous sont celles des articles 285 et 287 du règlement :

Date Ce qui s'applique Base
20 septembre 2026 Habilitations de la Commission à adopter des actes délégués et d'exécution ; création de la plateforme des données douanières de l'UE (articles 35 à 39) ; établissement, siège et début des activités de l'Autorité douanière de l'UE Art. 287, par. 3
Dix jours après l'entrée en vigueur de l'acte délégué qui en fixe le montant Frais de traitement de l'Union sur les ventes à distance (article 20, paragraphe 2) Art. 287, par. 4
21 septembre 2027 Application générale du règlement Art. 287, par. 2
1er juillet 2028 Dispositions propres aux ventes à distance, dont les entrepôts douaniers pour les ventes à distance (article 145) ; mainlevée des marchandises par les opérateurs économiques de confiance certifiés (article 78) ; utilisation obligatoire de la plateforme des données douanières par les importateurs pour les ventes à distance et les utilisateurs du régime IOSS Art. 287, par. 5 ; art. 285, par. 2
1er mars 2031 Utilisation possible de la plateforme par les autres importateurs, les exportateurs et les titulaires du régime de transit, jusque-là tenus de déposer une déclaration en douane Art. 285, par. 3 et 4
1er février 2034 Fonctionnalités de la plateforme pleinement opérationnelles, au plus tard Art. 285, par. 6
1er mars 2034 Utilisation obligatoire de la plateforme par tous les importateurs, exportateurs et titulaires du régime de transit Art. 285, par. 5

Le règlement définit l'importateur pour les ventes à distance comme « soit la personne qui fournit des biens dans le cadre de ventes à distance, soit la personne qui facilite les ventes à distance » (article 5). C'est à lui que s'adresse en premier l'obligation de passer par la plateforme des données douanières, à partir du 1er juillet 2028.

Ne pas confondre avec le droit forfaitaire de 3 €, déjà en vigueur. La suppression de la franchise de droits de douane sur les petits envois et le droit de douane forfaitaire de 3 € relèvent d'un acte distinct, déjà adopté : le règlement (UE) 2026/382 du Conseil du 11 février 2026, applicable à partir du 1er juillet 2026. Selon la fiche de la douane, ces mesures « resteront applicables jusqu'au 1er juillet 2028 ». Le Conseil précise que les nouveaux frais de traitement des petits colis prévus par la réforme sont distincts de cette décision. Le fonctionnement de la TVA sur ces ventes est détaillé dans notre article sur l'IOSS et la TVA e-commerce.

Les frais de traitement de l'Union : un montant adopté, une application encore suspendue. L'article 20, paragraphe 2, du règlement institue des « frais de traitement de l'Union d'un montant fixe par article » lors de la mise en libre pratique de marchandises vendues dans le cadre de ventes à distance. Leur montant relève d'un acte délégué : la Commission l'a adopté le 21 septembre 2026 (C(2026) 6694), et son article 1er le fixe à « EUR 2 per item », soit 2 € par article. Selon la Commission, les ventes à distance d'une valeur supérieure à 150 € y sont également soumises. Cet acte n'entre en vigueur que si ni le Parlement européen ni le Conseil n'expriment d'objection dans un délai de 30 jours à compter de sa notification, ou si tous deux ont fait savoir avant ce terme qu'ils n'en exprimeraient pas (article 282, paragraphe 7, du règlement). Il entrera alors en vigueur le jour de sa publication au Journal officiel et s'appliquera le dixième jour suivant (article 2 de l'acte délégué ; article 287, paragraphe 4, du règlement). Dans son rapport d'accompagnement, la Commission indique que ces frais « will only apply from November 2026 ». À la date de cette mise à jour, la publication de l'acte délégué au Journal officiel n'a pas été constatée.

3. Le vrai changement : de la déclaration ponctuelle à la donnée continue

Le cœur de la réforme n'est pas un nouveau taux ou un nouveau formulaire : c'est un changement de logique. Selon la Commission, l'Autorité douanière de l'UE (EUCA) construira l'EU Customs Data Hub — la « plateforme des données douanières de l'UE » du règlement — « which will replace the current 111 customs IT systems », et la réforme vise à simplifier les processus douaniers « through the reuse of data » (COM(2026) 436, point 2). Pour le Conseil, le Data Hub sera « one central platform for importers and exporters to interact with customs in the EU ». Le règlement en fixe le déploiement progressif, de 2028 à 2034 (article 285).

Ces données serviront aussi au ciblage : l'Autorité douanière analysera les données d'importation et d'exportation « constantly updated » du Data Hub pour aider les États membres à identifier les envois les plus risqués à contrôler en priorité.

Concrètement, les données que vous transmettez — description, classement, origine, valeur — ont vocation à nourrir cette analyse de risque. Une donnée approximative cessera d'être un simple aléa administratif.

4. Ce que la réforme change pour la responsabilité de l'importateur

C'est le point le plus lourd de conséquences pour une PME, et le moins mis en avant dans la couverture médiatique centrée sur le e-commerce. Le règlement en fixe plusieurs volets, applicables à partir du 21 septembre 2027 :

  • Une obligation de signalement pour tout importateur : l'importateur « notifie aux autorités douanières toute information concernant les mouvements suspects ou les manipulations non autorisées de marchandises dont il a connaissance » (article 27, paragraphe 2, point d).
  • La responsabilité du représentant en douane indirect : le représentant indirect, qui agit en son nom propre pour le compte d'un importateur établi dans l'UE, est, le cas échéant, « conjointement et solidairement responsable » avec cet importateur de ses obligations (article 33, paragraphe 2). La règle vise le seul représentant indirect : le choix du mode de représentation et le pilotage de votre représentant deviennent un sujet de gouvernance.
  • L'extension du résultat d'un contrôle : lorsque les douanes constatent qu'une marchandise d'un envoi n'est pas conforme, elles évaluent si d'autres marchandises, dans tout autre envoi, présentent un risque similaire. Elles peuvent alors réputer ces marchandises non conformes, selon des critères fixés par acte d'exécution, prendre des mesures d'atténuation des risques ou en refuser la mainlevée. Cette conséquence est écartée si l'importateur prouve que les marchandises non vérifiées sont conformes (article 66, paragraphe 4).
  • Un socle commun de sanctions : les États membres doivent sanctionner dans leur droit national au moins une liste d'infractions, dont « le non-respect de l'obligation de fournir aux autorités douanières ou de mettre à leur disposition des données complètes et exactes » (article 274, paragraphe 1).

Pour les ventes à distance, l'article 276 prévoit, en cas de manquements systématiques d'un même opérateur, des sanctions pécuniaires d'au moins 1 % et jusqu'à 4 % de la valeur totale des biens importés dans l'Union au cours des douze mois précédents, portées à au moins 3 % et jusqu'à 6 % en cas de nouvelle infraction systématique dans les six mois. Le statut d'opérateur économique agréé ou d'opérateur économique de confiance certifié est alors suspendu, révoqué ou annulé.

Autrement dit, la qualité de vos données produit — classement justifié, origine documentée, conformité démontrable — devient la base de votre conformité globale. Deux sujets en donnent la mesure : la fiabilité d'un code douanier proposé par un outil automatique, traitée dans notre guide IA et classification douanière, et le blocage de marchandises non conformes à la frontière, illustré par la retenue en douane pour contrefaçon.

5. Trust and Check et OEA : deux statuts qui coexistent

La correction la plus importante par rapport aux premières analyses de la réforme porte sur le statut des opérateurs de confiance. La proposition initiale de la Commission prévoyait de remplacer l'opérateur économique agréé (OEA) par le nouveau statut de Trust and Check trader (T&C). Ce n'est pas ce que prévoit le règlement publié : il conserve l'OEA (articles 29 et 30) et crée à côté de lui le statut d'opérateur économique de confiance certifié, dénomination française du Trust and Check trader (article 31).

La communication de la Commission sur la position du Conseil est explicite : « Contrary to the Commission proposal, which proposed to replace the Authorised Economic Operator by the new Trust and Check trader scheme (T&C), both are kept, but the T&C will enjoy from more benefits. At the request of the Commission, it will be possible for a single operator to hold both statuses at the same time. » (COM(2026) 436, point 3).

OEA (opérateur économique agréé) Trust and Check trader (opérateur économique de confiance certifié)
Statut dans la réforme Maintenu (articles 29 et 30) Nouveau statut (article 31)
Cumul Possible selon la Commission : un même opérateur pourra détenir les deux statuts Possible selon la Commission : un même opérateur pourra détenir les deux statuts
Conditions Critères de l'article 30 Critères inspirés de ceux de l'OEA, avec une exigence de transparence ; établissement dans l'UE, au moins deux ans d'opérations douanières régulières, accès des douanes aux données des trois dernières années
Avantages Simplifications existantes Davantage d'avantages ; mainlevée des marchandises pour le compte des autorités douanières (article 78, à partir du 1er juillet 2028)
Contrôle du statut Autorités douanières En cas d'indices de non-respect, l'Autorité douanière de l'UE peut, en coopération avec les autorités douanières compétentes, vérifier la conformité de l'opérateur et recommander la suspension ou la révocation du statut ; si la mesure prise est insuffisante, la Commission peut, par acte d'exécution, demander à l'État membre de suspendre ou de révoquer ce statut (article 31, paragraphe 6)
Base légale Règlement (UE) 2026/2108 Règlement (UE) 2026/2108

Sources : règlement (UE) 2026/2108, considérants 18 et 19 et articles 29 à 31 et 78 ; COM(2026) 436, point 3 ; communiqué du Conseil du 3 septembre 2026.

Pour une entreprise déjà certifiée OEA, la conséquence est rassurante : le statut ne disparaît pas. Le Trust and Check apparaît comme un niveau supplémentaire, accessible aux opérateurs capables de donner aux douanes une visibilité complète sur le mouvement et la conformité de leurs marchandises. Ses critères figurent à l'article 31 du règlement ; leurs modalités d'application relèvent d'actes de la Commission.

6. Se préparer d'ici l'application du texte

Le règlement s'applique pour l'essentiel à partir du 21 septembre 2027 : c'est l'horizon de préparation. À titre de repère, pour l'actuelle autorisation OEA, la douane française indique qu'« un délai de préparation de quelques mois est à prévoir », puis que la législation « oblige les douanes européennes à se prononcer sur toute demande déposée dans un délai maximum de 180 jours à compter de la date de réception de la demande complète ».

Trois chantiers ont du sens dès maintenant :

  • Fiabiliser vos données produit à la source : descriptions complètes, classements tarifaires documentés et justifiés, selon la logique de contrôle Delta I/E déjà à l'œuvre.
  • Documenter la traçabilité réelle de vos flux, au-delà du simple certificat d'origine formel — un enjeu déjà central pour éviter le risque de contournement d'origine, détaillé dans notre article sur le transbordement.
  • Centraliser votre gouvernance documentaire (factures, preuves de transformation, certificats, déclarations de votre représentant en douane) de façon à pouvoir la produire rapidement en cas de contrôle. Les mêmes données servent déjà aujourd'hui à fiabiliser votre déclaration de TVA à l'importation.

7. Ce qui reste à préciser

Le règlement est publié, mais plusieurs éléments dépendent encore d'actes ou de décisions à venir :

  • les actes délégués et d'exécution de la Commission, notamment les critères qui permettront de réputer non conformes des marchandises présentant un risque similaire (article 66) et les actes nécessaires au déploiement de la plateforme des données douanières, à adopter d'ici le 1er juillet 2027, le 1er mars 2029 et le 31 janvier 2033 (article 286) ;
  • l'application des frais de traitement de l'Union, suspendue à l'absence d'objection du Parlement européen et du Conseil, puis à la publication de l'acte délégué au Journal officiel ;
  • le début effectif des activités de l'Autorité douanière de l'UE : le règlement fixe son siège à Lille (article 230 ; considérant 88) et confie à la Commission sa mise en place et son fonctionnement initial jusqu'à ce qu'elle dispose de la capacité opérationnelle pour exécuter son propre budget (article 265), mais ne fixe aucune date de début d'activité ;
  • la transposition nationale des sanctions, que les États membres devront prévoir dans leur droit (article 274) ;
  • le rythme réel de déploiement de la plateforme, le règlement prévoyant une solution transitoire de six mois au plus si une fonctionnalité n'est pas opérationnelle à temps (article 285, paragraphe 7).

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FAQ — Réforme du Code des douanes de l'Union

La réforme du Code des douanes de l'Union est-elle déjà entrée en vigueur ?

Oui. Le règlement (UE) 2026/2108 du 16 septembre 2026, publié au Journal officiel de l'Union européenne le 19 septembre 2026, est entré en vigueur le 20 septembre 2026, lendemain de sa publication (article 287, paragraphe 1). Il s'applique toutefois pour l'essentiel à partir du 21 septembre 2027 (article 287, paragraphe 2). Certaines dispositions s'appliquent dès l'entrée en vigueur ou à partir du 1er juillet 2028, et l'utilisation de la plateforme des données douanières de l'UE ne devient obligatoire pour tous les opérateurs qu'à partir du 1er mars 2034 (article 285).

Quelle est la différence entre le Code des douanes de l'Union (CDU) et le nouveau Code des douanes national français ?

Ce sont deux textes distincts, à des niveaux différents. Le Code des douanes de l'Union, désormais établi par le règlement (UE) 2026/2108, qui abroge le règlement (UE) n° 952/2013, fixe le droit douanier commun aux 27 États membres : classement, valeur, origine, régimes douaniers. Le Code des douanes national français, recodifié à droit constant par l'ordonnance n° 2026-265 et entré en vigueur le 1er mai 2026, regroupe les pouvoirs de contrôle, les procédures et les sanctions propres à l'administration douanière française. La réforme dont traite cet article porte sur le premier, pas sur le second.

Le statut Trust and Check remplace-t-il l'OEA (opérateur économique agréé) ?

Non. Contrairement à la proposition initiale de la Commission, le règlement (UE) 2026/2108 conserve le statut d'opérateur économique agréé (articles 29 et 30) à côté du nouveau statut d'opérateur économique de confiance certifié, dit Trust and Check (article 31). Selon la Commission, un même opérateur pourra détenir les deux statuts en même temps (COM(2026) 436, point 3).

Si je ne suis pas une marketplace, suis-je concerné par cette réforme ?

Oui. Au-delà des ventes à distance, le règlement oblige tout importateur à notifier aux douanes les mouvements suspects dont il a connaissance (article 27), rend le représentant en douane indirect d'un importateur établi dans l'UE conjointement et solidairement responsable avec lui (article 33, paragraphe 2) et permet aux douanes de considérer comme non conformes des marchandises présentant un risque similaire à celles d'un envoi non conforme, selon des critères fixés par acte d'exécution (article 66, paragraphe 4). Ces règles s'appliquent à partir du 21 septembre 2027.

Dois-je attendre l'application du texte pour m'y préparer ?

Non. Le texte s'applique pour l'essentiel à partir du 21 septembre 2027. À titre de repère, la douane française indique pour l'actuelle autorisation OEA qu'un délai de préparation de quelques mois est à prévoir, et que les douanes doivent se prononcer dans un délai maximum de 180 jours à compter de la réception de la demande complète. Fiabiliser dès maintenant vos données produit, documenter l'origine de vos flux et centraliser votre gouvernance documentaire prépare cette échéance.

Qu'est-ce que l'EU Customs Data Hub et quand sera-t-il obligatoire ?

C'est la plateforme centrale d'échange entre les opérateurs et les douanes de l'UE, que le règlement dénomme « plateforme des données douanières de l'UE ». Selon l'article 285, son utilisation est obligatoire à partir du 1er juillet 2028 pour les importateurs pour les ventes à distance et les utilisateurs du régime IOSS, possible à partir du 1er mars 2031 pour les autres importateurs, les exportateurs et les titulaires du régime de transit, et obligatoire pour tous à partir du 1er mars 2034.


Cet article a une vocation informative et ne constitue pas un conseil juridique. Pour une analyse adaptée à votre situation, consultez un professionnel du droit douanier.

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